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🔸« Une fois le budget présenté, les différents groupes parlementaires s'en saisissent: ils le comparent avec leur programme politique et préparent des amendements, c'est-à-dire des propositions de modification du texte », rappelle LCP - Assemblée nationale, la chaîne de télévision publique française entièrement consacrée à l'information politique et aux travaux de l'Assemblée nationale.
🔸Ensuite, l'examen du texte proprement dit débute en commission. Si les autres commissions permanentes donnent leur avis sur le budget, c'est la commission des Finances qui vote, supprime ou modifie les différents articles du projet de loi. La commission des Finances commencera ce travail le mercredi 7 octobre dernier, à 9 heures.
🔸« Une fois le projet de loi de finances adopté ou rejeté en commission des finances, les députés recommencent l'examen du texte en séance publique, c'est-à-dire dans l'hémicycle, à partir du 13 octobre », souligne LCP.
🔸Puis, le texte est transmis au Sénat. Les sénateurs procèdent au même travail que celui réalisé par les députés. En cas d'échec de la commission mixte paritaire (CMP) ou de vote défavorable de l'une des deux chambres, les députés et les sénateurs examinent une nouvelle fois le budget.
🔸« Si les deux chambres ne votent pas le même texte, ce qui est le plus probable, le dernier mot revient à l'Assemblée nationale, qui examine une dernière fois le projet de budget », rajoute LCP, concluant: « Le Parlement a 70 jours - c'est-à-dire jusqu'à fin décembre - pour adopter le projet de loi de finances. Au-delà de ce laps de temps, le gouvernement a le droit de faire voter une loi spéciale, dont le but est d'assurer la continuité de l’État et de permettre le fonctionnement des services publics ».
🔸L'examen du budget peut être stoppé à tout moment par les députés, s'ils décident de déposer et de voter une motion de censure du gouvernement. Celle-ci doit être déposée par 58 députés qui souhaitent s'opposer à la politique de l'exécutif. Avec la crise actuelle en France et les manifestations des lycéens, la fronde de LFI, le processus parlementaire vient tout juste de commencer pour le vote définitif du budget 2027 de la France.
🔸Un plan financier crédible pourrait ne pas suffire à endiguer l'hémorragie, dans la mesure où les candidats en dynamique dans les sondages en vue de l'élection présidentielle de l'année prochaine — Marine Le Pen à l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon à l'extrême gauche — se sont engagés à revenir sur les réformes d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon promet un virage encore plus radical, prônant notamment l'annulation d'une partie de la dette française.
🔸Les finances publiques françaises et le capital politique d'Emmanuel Macron ne se sont pas rétablis. La tentative du président de reprendre la main sur l'action publique en convoquant des élections législatives anticipées en 2024 a aggravé la situation: le Parlement issu du scrutin a contraint deux Premiers ministres à la démission et a freiné les efforts de redressement des finances.
🔸Alors que la survie politique se joue, les budgets de 2025 et 2026 ont porté un coup fatal à la « macronomie ».
🔸Lescure est sur tous les fronts: il défend des politiques favorables aux entreprises, s'oppose aux appels en faveur d'un impôt sur la fortune et tente de contenir la dérive des dépenses sociales. Le leadership de Macron face aux crises, de la COVID-19 à l’Ukraine, a également ancré l’idée selon laquelle « la France sans l’Europe ne pèse pas lourd, mais l’Europe sans la France ne pèse pas lourd non plus ».
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