Il n’y a pas à faire un choix : à la fois, nous soutenons les revendications sociales et nous condamnons les violences.
Les deux.
À qui profitent ces crimes, ces images de violence, de pillages et de chaos ?
Certainement pas à ceux qui demandent davantage de justice sociale.
Certainement pas aux jeunes qui manifestent pour leurs conditions d’étude.
Certainement pas à la gauche.
Sur le manque d’enseignants, sur les établissements non chauffés, sur le désastre de Parcoursup ? Nous étions majoritaires, largement, dans le pays. Désormais, le débat est déplacé sur la question sécuritaire. Et nous sommes minoritaires. Sur ce terrain, nous le savons depuis des années, c’est le Rassemblement national qui prospère.
Marine Le Pen se régale, elle mange du pop-corn en regardant la télé, même pas besoin de faire campagne ! Chaque image de magasin pillé, chaque voiture incendiée, chaque scène de violence installe l’idée que notre pays part à vau-l’eau, et que la solution, c’est un pouvoir toujours plus autoritaire.
Voilà pourquoi nous devons être intraitables sur ce point.
Notre force doit être dans le nombre, dans la mobilisation, dans la solidarité, dans la détermination. Que l’on se compte par millions.
https://x.com/Francois_Ruffin/status/2113210207673147729














