Adrien Arcand, dans L’Âme... sans race, la race du corps (1936)
Admettre l’âme, c’est admettre son immortalité.
De même que le corps ne peut pas ne pas être mortel, de même l’âme ne peut pas ne pas être immortelle.
Admettre l’âme, c’est admettre qu’elle est supérieure au corps. L’immortel transcende nécessairement le mortel.
Dans toute union d’un élément supérieur avec un élément inférieur, il est évident que l’élément inférieur doit nécessairement être au service de l’élément supérieur. La raison ne peut admettre un renversement des rôles.
Ainsi, dans l’être humain, le corps doit être au service de l’âme, et l’inverse répugnerait à la raison.
Le corps, étant mortel, transitoire et passager, est un instrument au service de l’âme, immortelle. Les caractéristiques du corps sont donc absolument secondaires, considérées en regard de l’âme.
Dans mille ans, le moi personnel sera encore vivant, libre de tout corps et de toute matière. Se souviendra-t-il seulement de la langue que son corps parlait, de la nationalité et de la race dont son corps était ? Vues en regard de la vie future, spirituelle, on doit donc admettre que langue, nationalité et race sont des choses secondaires.
Cependant, nous ne vivons pas dans un monde de purs esprits ; mais dans un monde matériel soumis à l’ordonnance des lois naturelles.
Le corps, instrument matériel qui a été donné au moi immortel et personnel pour accomplir certaine besogne durant certains temps déterminés dans certaines conditions de lieu et d’entourage, est soumis à ces lois naturelles, et l’âme a, durant le temps qu’elle est prisonnière du corps, le devoir de respecter ces lois naturelles, leur ordonnance et leur fonctionnement.
Langue et nationalité sont des œuvres humaines et non des lois naturelles. La race, la constitution du sang, avec ses aptitudes propres à son essence, est un produit de la loi naturelle. Si l’homme se donne sa langue et sa nationalité, il ne se donne pas lui-même son sang et sa race. Il le reçoit sans rien pouvoir y changer, il le subit, le transmet selon qu’il l’a reçu.
Le Racisme est donc un aspect de la Loi naturelle qu’il faut respecter, qu’il faut admettre et comprendre.
Si, une fois que l’âme se sépare du corps, le racisme ne signifie plus rien pour le moi personnel, il a, durant la vie humaine, une signification dont l’importance est proportionnée à la loi naturelle qui le régit.
Nier le racisme, c’est nier une Loi naturelle.
Combattre le racisme, c’est combattre une loi positive.
Vouloir se libérer du racisme, c’est susciter le libéralisme contre une loi naturelle plus forte que les hommes et au-dessus des hommes. Et, dans le domaine raciste comme dans tous les autres, le libéralisme ne peut qu’apporter déchéance, dégénérescence, désordre et chaos.
[Photo colorisée par
https://t.me/nqatzysupremacy]Source : Mon livre d’heures, Montréal, Éditions Béluga, 2006, p. 77-79.