🔴🇫🇷RÉCAP - 2 jours après le
#17octobre, la France reste marquée par une mobilisation populaire massive, mais aussi par des violences.
👉 550 000 manifestants selon l’Intérieur, jusqu’à 800 000 selon les organisateurs. Le chiffre officiel représente presque le double du record des Gilets jaunes le 17 nov. 2018, avec 282 710 participants. Le renseignement a sous-estimé l’ampleur de la mobilisation de 5 à 8 fois.
👉 À la mi-journée, la situation était décrite comme hors de contrôle dans plusieurs agglomérations. Laurent Nuñez assure pourtant que les moyens engagés n’avaient pas été sous-estimés et évoque des « cortèges sauvages » se dirigeant vers des lieux de pouvoir.
👉 Les images de foules massives partout en France ont côtoyé celles de violences, pillages et dégradations, notamment à Paris, Lyon et Marseille. Dans la capitale, plusieurs milliers de personnes ont convergé vers l’Élysée, avec des affrontements à 300 m du palais présidentiel.
👉 Vers 20h, une seule compagnie de CRS séparait encore le ministère de l’Intérieur de plusieurs centaines de personnes. Une autre séquence devenue virale montre 2 policiers à moto récupérer des chaussures dans un magasin.
👉 Les interventions policières sont au cœur des critiques : une ado de 17 ans a perdu un œil à Mulhouse, où une enquête de l’IGPN a été ouverte, tandis qu’un jeune de 17 ans a eu une main arrachée à Saint-Étienne.
👉 À Paris, une vidéo virale montre une personne seule, au sol, lynchée de coups de pied et de matraque par plus d’une vingtaine de policiers, avant d’être laissée visiblement inanimée. La séquence ultraviolente, largement partagée sur les réseaux (plus 4 millions de vues sur X), n’a pas été diffusée sur les chaînes de TV à cette heure.
👉 Un manifestant est par ailleurs mort boulevard Magenta ; la préfecture a évoqué un arrêt cardio-respiratoire.
👉 Sur BFMTV, Alice Darfeuille a reproché à Ségolène Royal d’employer le mot « mutilations ». Pourtant, avec des mains arrachées et des jeunes éborgnés, c’est bien ce que décrivent les faits. Quand le journalisme ne veut plus voir ce qui est sous ses yeux : un décalage orwellien avec la réalité.
👉 L’extrême droite a occupé simultanément les principales chaînes d’info : Ciotti sur BFMTV, Allisio sur CNews, Jacobelli sur LCI et Avril sur franceinfo. Le récit s’est concentré sur les violences, laissant très peu de place à la mobilisation elle-même et sans réel contrepoint à l’antenne. Marion Maréchal Le Pen a refusé de distinguer les casseurs des centaines de milliers de manifestants pacifiques : « Je les assimile aux autres ». Éric Ciotti a qualifié les troubles d’« intifada », tandis que François-Xavier Bellamy, vice-président de LR, a appelé à mettre Philippe Poutou en prison.
👉 Sur LCI, l’ex-policier Bruno Pomart a parlé de « révolutionnaires d’Allah » pour désigner les manifestants. La chaîne a ensuite tenté d’affirmer que ces mots n’avaient pas été prononcés à son antenne, alors qu’ils l’ont bien été.
👉 La macroniste Prisca Thévenot a qualifié Jean-Luc Mélenchon de « méchant » et affirmé qu’il voulait « détruire » la France. Mélenchon accuse de son côté Sébastien Lecornu d’avoir « joué avec le feu » et met en cause la stratégie de maintien de l’ordre. Le 1er ministre a demandé aux Français de « choisir leur camp », déclarant : « Soit on est pour les forces de l’ordre, soit on est contre la République. »
👉 À Marseille, le chiffre de 30 000 « pillards » a été largement repris sur les chaînes d’information avant d’être démenti par le maire Benoît Payan, qui l’a jugé « pas sérieux ».
👉 Une image générée par IA, prétendant montrer un couple d’« octogénaires dépouillés à Paris », a cumulé près de 6 millions de vues sur X. Le compte à l’origine de sa diffusion est basé en Israël d’après les infos visibles sur X. L’image a ensuite été relayée par des gros comptes liés à la police et à l’extrême droite politique et médiatique.
👉 Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.
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